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Oct 09

Le vélo : un moyen de transport pour demain ?

Industrie, agriculture, déforestation, bâtiment et… transports. Voici le « big five » des responsables des problèmes de pollutions et de changement climatique. De ces secteurs, les transports semblent être l’élément le plus préoccupant : dépendance à 98% au pétrole, saut technologique ou changement d’attitude indispensables pour solutionner le problème.

Smog transport automobile

 

Saut technologique ou changement de comportement ?

 

Le problème du transport, c’est qu’il faut transporter son énergie avec soi (sauf à mettre des fils électriques partout). Ainsi, actuellement, seuls le pétrole et le gaz répondent bien au cahier des charges : faciles à transporter, forte contenance énergétique par litre.

Mais voilà, le pétrole et le gaz ne sont pas éternels, le pétrole et le gaz ne sont pas équitablement répartis sur la planète, la combustion du pétrole et du gaz sont source de pollution et de gaz à effet de serre.

 

Le saut technologique ?

 

Remplacer le pétrole et le gaz dans les transports, principalement pour les voitures et les camions, pourrait être une solution. Mais par quoi ?

  • L’électricité ? Notre ministre de l’écologie en fait l’éloge, mais les voitures électriques ne permettent pas de rivaliser avec les voitures classiques sur le plan des performances. Ce qui implique déjà un changement de comportement. D’autre part, reste à savoir comment on produit cette électricité : nucléaire, charbon, pétrole ? En France, il faudrait construire 18 réacteurs nucléaires supplémentaires pour faire fonctionner toutes les voitures à l’électricité.
  • Les biocarburants ? En premier lieu, lesquels ? Car nombre d’entre eux ont un bilan écologique pire que le le pétrole. Ensuite il ne faut pas entrer en concurrence avec l’agriculture vivrière.

Pour le saut technologique, il va donc falloir attendre encore un peu…

 

Le changement de comportement…

 

Si la technologie ne peut pas (dans ce cas) nous sauver, reste à voir comment on peut changer de comportement.

  • Prendre le train : le train, au delà d’être électrique, est aussi rapide et peu énergivore. Malheureusement, il est cher et il dessert mal le pays.
  • Les transports en commun : cela fonctionne très bien en ville, mais ils restent presque inexistants à la campagne.
  • L’autopartage et le covoiturage : grâce à internet, ces solutions sont devenues une grande source de baisse de la pollution.
  • Les transports doux : le vélo, la marche... On va moins loin, mais il est déjà possible de faire pas mal de choses avec.

Regardons ce dernier point de plus près.

 

Le vélo : un moyen de transport idéal en ville

 

Une petite vidéo pour illustrer !


Aujourd’hui, le vélo prend toute sa place dans la ville :

  • Sites protégés : entre les voies de bus et les pistes cyclables, il est maintenant facile d’éviter les risques de la circulation automobile sur une grande partie des trajets urbains.
  • Rapidité : selon mon expérience à Rouen, sur les courts déplacement dans le centre, le vélo est le moyen de transport le plus rapide. Meilleur évidemment que la marche, mais aussi que le bus et presque toujours que la voiture si on tient compte du temps de recherche de stationnement.
  • Absence de bouchons : quelle que soit l’heure, le temps de transport à vélo est le même, ce qui permet une optimisation de son emploi du temps.
  • Pas de difficultés de parking
  • Pas de pollution
  • Exercice physique bénéfique : le vélo permet de gagner du temps et de l’argent à ce niveau (pas d’entrée dans une salle de sport, déplacement et sport en même temps).
  • Offre disponible (location, vélo personnel…) : actuellement, toutes les grandes villes bénéficient d’une offre de vélo en libre service type Vélib.
  • Coût : un vélo de qualité coûte environ 350 €. Ensuite, il n’y a pas d’assurance, pas de carburant et peu d’entretien. Mais encore mieux, les vélos en location en ville permettent des abonnements pour une somme d’un vingtaine d’euros annuels. Avec 20 € en voiture, on fait… 100 km seulement.

Cyclic rouen

Pour ma part, j’utilise les vélos de location de Rouen (les Cyclics) depuis plusieurs années pour tout mes déplacements à l’intérieur du centre-ville. Évidemment, en hiver c’est un peu plus difficile, mais on y arrive très bien.

 

Le vélo pour transporter les courses et les enfants ?

 

Maintenant, peut-on aller encore plus loin avec les déplacements à vélo ?

Personnellement, j’expérimente depuis quelques semaines un nouveau moyen de déplacement à vélo : le triporteur.


Ce vélo à trois roues permet :

  • De transporter des enfants (à l’abri s’il le faut)
  • D’aller faire des courses gros volume.

Par contre :

  • Il faut viser des déplacement pas trop long (5 km environ)
  • Il faut éviter les dénivelés trop importants.
  • Il faut prévoir d’avoir déjà un peu d’entrainement à vélo, car on ne déplace pas un triporteur de 40 kg + des passagers (mêmes petits) et des courses aussi facilement qu’un simple vélo de 15 kg.

Actuellement, je fait surtout des petites sorties récréatives avec les enfants : une heure dans la campagne, de 10 à 15 km, des arrêts pédagogiques pour observer la nature, l’agriculture ou l’architecture.

triporteur velo

Au niveau utilitaire j’expérimente les courses de proximité (marché, pharmacie, boucher, bibliothèque) à 5 km de la maison. Je n’ai pas encore tenté le supermarché avec un gros volume de courses.

Pour le côté timing, en me rendant à 5 km de chez moi, je passe 20 min de trajet aller (même chose retour, enfin, selon le sens du vent). En voiture, c’est 5 min. Je perds donc théoriquement 30 min, mais en complément, j’ai fait 40 min de sport et économisé presque un litre de carburant.

 

Par contre, pour les longs trajets… La vidéo ci-dessous en dit long !

Et vous, quels sont vos moyens de limiter votre empreinte carbone dans les transports ?

 

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(4 commentaires)

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  1. Hervé

    Merci pour cet article. Le vélo est encore trop souvent considéré comme un mode de transport du pauvre, ou de militant écolo, ou simplement comme un loisir. Pour preuve, l’INSEE vient seulement de le mettre dans une catégorie à part sur ses formulaires de recensement. Jusqu’ici il était mélangé dans la catégorie « deux-roues » avec les motos et les scooters, c’est dire la confusion…

    Cependant, tu ne parles pas du vélo à assistance électrique, qui pourrait booster sérieusement l’adoption du vélo comme mode de transport. Ça serait sans doute très utile sur ton triporteur de 40 kg ! C’est encore cher, mais c’est un excellent compromis entre l’exercice physique et un niveau de pollution limité (batteries, charge électrique). Bref entre la voiture au pétrole et le vélo à la force du mollet, il y a une troisième voie 😉

  2. admin

    Il est vrai que je n’ai pas parlé du vélo à assistance électrique. Oubli fâcheux car, cela deviendra une norme pour le transport à vélo ! Mais je n’ai pas encore testé.

    Mon problème avec le vélo électrique actuel, c’est que la récupération d’énergie en descente n’est pas encore généralisée. C’est dommage.

  3. Estivela

    Bonjour. Je complète avec le vélo à assistance électrique que j’expérimente depuis 1 an. Pas trop de vent chez moi mais des dénivelés et une capacité respiratoire réduite m’ont obligé à avoir recours à ce moyen de transport pour le travail. 6 kms aller-retour par jour dont 3 en descente puis 3 en remontée. Dosage de l’assistance en fonction de l’effort consenti et recharge partielle en descente. J’ai revendu ma voiture d’occasion et pour le prix j’ai pu m’acheter un vélo et 9 m² de panneaux photovoltaïques qui assurent la recharge et alimentent la maison en auto-consommation. Bilan très positif pour le moment: un peu de sport tous les jours, un peu aussi le week-end et la ré-découverte du bonheur d’être à vélo (de l’école primaire au lycée sans interruption). L’essayer c’est l’adopter et on peut consommer avec plus ou moins de modération donc adoptable par tous… YAKA!…
    Estivela Articles récents…Auto-consommation photo-voltaïque septembre 2014My Profile

  4. k&c

    Pour réduire les transports il vaut mieux habiter en ville qu’à la campagne. En ville presque tout est à proximité:
    – petits commerçants (boulangerie, marchand de journaux, banque, boucherie, etc), accessible à pied
    – école, collège, accessible à pied
    – lycée, piscine, terrains de sport accessible en vélo
    – gare, accessible à pied (n vélo risque de vol dans mon cas)
    – médecin, accessible à pied (bien que si on est trop malade et qu’il pleut on évite!)

    En ce qui me concerne seule la mairie et la poste nécessite de prendre la voiture

    Seul le lieu de travail malheureusement nécessite la plupart du temps la voiture, les transport en communs doublant le temps de trajet la plupart du temps. Notez que ces 15 dernières années je suis allé travailler plusieurs fois à vélo (autour de 20km aller environ chaque fois, pour les lieux d’habitation et de travail différents), malheureusement chaque fois le trajet comportait une vallée à traverser et une douche était nécessaire à l’arrivée (pas possible sur tous les lieux de travail). Le vélo s’avère plus rapide que les transports en commun et pas toujours plus lent que la voiture.

    Pour conclure la marche à pied et le vélo ont un grand avantage c’est d’être fiable: on arrive à la même heure chaque fois

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