Après les articles sur la dalle et les murs, on monte tout en haut de la maison passive pour la conception du toit.
Le toit : un tiers des pertes d’énergies dans les bâtiments
On l’oublie trop souvent, le toit est le premier vecteur des déperditions de chaleur dans les bâtiments, et cela pour plusieurs raisons :
- La chaleur monte et s’accumule sous le toit.
- Le toit est plus exposé aux intempéries.
- La jonction entre la maçonnerie et la charpente est source de fuite d’air et de ponts thermiques.
Évidemment une notre constructeur Les Airelles a apporté une attention particulière à l’isolation du toit.
40 cm de ouate de cellulose au dessus du dernier plafond
A l’origine, nous souhaitions un toit-terrasse, mais le PLU de notre commune ne le permettait pas. Nous avons donc choisi un toit classique a deux pans.
D’autre part pour des raisons de coût, nous avons choisi une isolation au dessus de dernier plafond et une charpente industrielle :
- Une isolation sous toiture (permettant de faire des combles ou un grenier) implique de chauffer un volume plus grand et donc une consommation supplémentaires pour la maison. A moins d’augmenter l’épaisseur et les quantités d’isolants.
- Dans le cadre d’une isolation sur plafond, il était inutile de mettre en place une charpente traditionnelle plus onéreuse.
Dans ce cadre, Les Airelles ont choisi de mettre une épaisseur de 40 cm de Ouate de Cellulose pour une résistance R supérieure à 10 !
Chasse aux fuites d’air
Encore une fois, la maison passive nécessite d’aller encore plus loin qu’une simple isolation. Ainsi, il a fallu apporter un traitement particulier aux fuites d’air. Pour cela l’isolation et les jonctions (sources de ponts thermiques) entre les murs et le toit sont à l’extérieur de l’enveloppe étanche formée par les parois intérieures des caissons de l’ossature bois et les scotchs spéciaux.
Nous avons maintenant l’enveloppe complète de la maison : c’est le principal atout d’une maison passive. Nous verrons par la suite qu’il y a néanmoins d’autre procédés constructifs qui viennent ajouter à la qualité thermique de la maison passive.
N’oubliez pas d’aller regarder les autres articles sur la conception de la maison passive !
- Conception de la dalle
- Conception du des murs
- Conception des Huisseries extérieures
- Étanchéité à l’air
- Ventilation
- Ponts thermiques
- Les trucs en plus
- Consommations 2013
- Consommation 2014
(4 commentaires)
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Chenille mini-pelle
17 septembre 2014 à 11 h 59 min (UTC 1) Lier vers ce commentaire
Je me suis rapproch&é d’un cabinet d’étude thermique qui m’annonce que je dois isoler mes murs en 120+13 (ce que je trouve énorme) et mes combles en laine soufflée de 40cm.
J’habite le sud de la france (06) et honnêtement je trouve que ces recommandations/préconisations en vue d’obtenir le label RT2012 ne sont pas très cohérente. Savez-vous si ces infos sont « normales » ?
admin
17 septembre 2014 à 20 h 58 min (UTC 1) Lier vers ce commentaire
ça ne me semble pas être extravagant. Un R de 3,25 pour les mur, c’est même assez moyen. Pour les combles c’est peut être un peu beaucoup. Encore qu’il faut aussi compter que l’isolation doit marcher dans les deux sens (le chaud comme le froid). Dans le 06, je pense que la surchauffe en toiture dans être assez forte en été, d’où peut être les 40cm.
Nels
8 novembre 2017 à 20 h 38 min (UTC 1) Lier vers ce commentaire
Bonjour.
Votre structure de plafond a t elle dimensionner pour le poid de la ouate ?
Le dernier dtu demande un entraxe de 40cms entre fourrure.
Merci
admin
8 novembre 2017 à 22 h 02 min (UTC 1) Lier vers ce commentaire
Oui, mais je n’ai pas de fourrures. Le DTU me fait rire car c’est pas les fourrures qui portent l’isolation.